Jean-Eric Ely est le dernier maillon vivant d’une lignée de quatre générations de photographes aixois, gardiens infatigables de la mémoire de la ville depuis 1888. Photographe depuis 1977, il a travaillé aux côtés de son père Jean, prolongeant un héritage familial qui a façonné l’imaginaire visuel d’Aix pendant plus d’un siècle.
Héritier d’un patrimoine unique
La famille Ely a constitué plus de deux millions d’images couvrant 135 ans d’histoire locale : scènes de rue, événements politiques, fêtes populaires, transformations urbaines, portraits, drames et renaissances. Jean-Eric porte aujourd’hui la responsabilité de ce fonds exceptionnel, souvent décrit comme « l’album de famille des Aixois ».
Une philosophie de la lumière
Jean-Eric Ely revendique une photographie qui témoigne avec noblesse, loin du sensationnalisme. Il rappelle volontiers que photographier, c’est « écrire avec la lumière ». Son travail s’inscrit dans une continuité : saisir l’instant, préserver la mémoire, raconter la ville et ses habitants avec respect et précision.
Un passeur de mémoire
Il est aussi l’auteur du livre Flagrants d’Ely(s), recueil de 300 clichés retraçant l’histoire familiale et celle d’Aix. Il milite pour la valorisation publique du fonds Ely, notamment à travers l’idée d’un futur centre d’art photographique dédié à cette mémoire collective.
Sa place dans la vie culturelle aixoise
Jean-Eric n’est pas seulement un photographe : il est un témoin, un archiviste du quotidien, un passeur entre les générations. Son regard accompagne la ville depuis près de cinquante ans, prolongeant un geste initié par son arrière-grand-père Henry Ely, pionnier formé chez les frères Lumière.